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Innocentive Un modèle hybride d'innovation basé sur l'appel à la foule et l'Innovation Ouverte

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  • Isabelle Liotard

    (CEPN - Centre d'Economie de l'Université Paris Nord - Université Paris 13 - USPC - Université Sorbonne Paris Cité - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique)

  • Valérie Revest

    ()

    (TRIANGLE - Triangle : action, discours, pensée politique et économique - ENS Lyon - École normale supérieure - Lyon - UL2 - Université Lumière - Lyon 2 - Université Jean Monnet - Saint-Etienne - Institut d'Études Politiques [IEP] - Lyon - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique)

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    Longtemps, l'innovation a été perçue comme un processus purement interne, conduit au sein de l'entreprise, cette dernière la considérant comme un trésor à faire fructifier et à maintenir dans son périmètre. En effet, durant les 19 ème et 20 ème siècles, les firmes ont eu pour objectif de développer leur projet en interne, et de détenir de manière exclusive les droits sur leur processus d'innovation et/ou de création. Or, depuis quelques décennies, des entreprises innovantes appartenant à des industries variées choisissent de plus en plus de faire appel à leur environnement extérieur pour développer une partie de leurs innovations. L'enjeu est crucial : pour alimenter un processus d'innovation toujours risqué, complexe, long et couteux, la R&D interne « seule » ne suffit plus. L'acquisition de connaissances externes, combinée aux activités de R&D interne apparaît alors comme un mécanisme efficace pour accroître l'ensemble des connaissances technologiques produites par les entreprises, dans un contexte d'Innovation Ouverte (Open Innovation), aux fortes dimensions participatives et collaboratives. Cette alchimie associant dimension interne et externe a pris depuis plusieurs formes, visant à assurer notamment la complémentarité des ressources : réseaux de partenaires – privés et /ou publics, accords de licences, coalitions ou partenariats autour de projets technologiques, clusters, pôles de compétitivité (Teece, 1986). L'objectif de cet article est d'analyser l'apparition d'une nouvelle configuration d'organisation de la recherche et de l'innovation portée par Internet. Le développement sans précédent du Web a conduit à la mise en place de nouvelles structures d'intermédiation visant à accélérer la captation de savoirs externes par les entreprises. Innocentive, fondée en 2000, représente la première plateforme d'intermédiation mettant en relation des entreprises confrontées à un problème lié à leur recherche et des « apporteurs de solutions » du monde entier (Lakhani et al, 2007). Au travers d'une plateforme en accès libre, des entreprises postent des « questions » technologiques (plus ou moins larges) et proposent pour chaque défi, une prime afin de récompenser la meilleure solution proposée après une période de concours. Nous montrons que l'originalité d'une telle plateforme provient de la nature du rôle d'intermédiation joué par les gestionnaires de la plateforme, qui ne se limite par à un simple rôle de mise en relation entre deux groupes d'acteurs, mais qui consiste à extraire et transformer des savoirs académiques en solutions opérationnelles pour des entreprises. Un second résultat concerne les propriétés et caractéristiques d'Innocentive. Cette plateforme se distingue tant des communs au sens propre (logiciel libre, Wikipédia..) que des formes multiples d'entreprises collaboratives et ouvertes dont Internet a permis l'essor. On la désignera comme un « hybride », naviguant entre innovation ouverte et innovation fermée, entre biens communs et biens privés. S'appuyant sur une communication autour de l'Innovation Ouverte, la plateforme utilise l'architecture de l'Internet (un commun) et des savoirs existants (dont certains sont de l'ordre du bien commun) pour assurer une marchandisation des connaissances et leur privatisation. L'un de ses traits centraux est ainsi de 2 s'appuyer sur des mécanismes de « crowdsourcing » (externalisation ouverte faisant appel à la foule des internautes) pour alimenter les processus d'innovations des firmes clientes et partenaires de la plateforme. La première section met en lumière l'intermédiation active proposée par Innocentive. La seconde section se focalise sur les caractéristiques de la plateforme à travers le prisme de l'Open Innovation et de la notion de biens communs de la connaissance.

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    Date of creation: 2015
    Publication status: Published in Coriat, Benjamin Le retour des communs : la crise de l’idéologie propriétaire, LLL - les liens qui libèrent, chap. 7, 2015, 979-10-209-0272-6
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    1. Jean‐Charles Rochet & Jean Tirole, 2006. "Two‐sided markets: a progress report," RAND Journal of Economics, RAND Corporation, vol. 37(3), pages 645-667, 09.
    2. Wesley M. Cohen & Richard R. Nelson & John P. Walsh, 2002. "Links and Impacts: The Influence of Public Research on Industrial R&D," Management Science, INFORMS, vol. 48(1), pages 1-23, January.
    3. Richard Nelson, 2006. "Reflections on "The Simple Economics of Basic Research": Looking Back and Looking Forwards," LEM Papers Series 2006/20, Laboratory of Economics and Management (LEM), Sant'Anna School of Advanced Studies, Pisa, Italy.
    4. Richard R. Nelson, 2006. "Reflections on "The Simple Economics of Basic Scientific Research": looking back and looking forward," Industrial and Corporate Change, Oxford University Press, vol. 15(6), pages 903-917, December.
    5. Jean-Fabrice Lebraty, 2007. "Vers un nouveau mode d'externalisation : le crowdsourcing," Post-Print halshs-00264354, HAL.
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