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Le travail et l'utopie. Analyse du travail dans les théories de Sismondi, Fourier, Proudhon, Marx, Engels, Godin et Lafargue

  • Sophie Boutillier

    (UMR 8019 CLERSE - Université du Littoral - UMR CLERSE)

  • Abdourahmane Ndiaye

    ()

    (ADES - Aménagement, Développement, Environnement, Santé et Sociétés - CNRS : UMR5185 - Université Michel de Montaigne - Bordeaux III - Université Victor Segalen - Bordeaux II)

  • Nathalie Ferreira

    (IGS - Institut de Gestion Sociale - Institut de Gestion Sociale)

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    Depuis la nuit des temps, le travail est synonyme de torture et de contrainte dans nombre de sociétés humaines. Chez les Grecs de l'antiquité il était réservé aux esclaves. Symbolisé par des activités généralement manuelles, le travail engendrait aussi une forme de dégradation physique, à l'image d'Héphaïstos, dieu des forgerons et des artisans dans le panthéon grec. Quelques siècles plus tard, Thomas More dénonce les déboires d'une société industrielle en gestation. Il imagine dans Utopia (1516) une société reposant sur l'abondance matérielle et l'égalité où en l'absence de discriminations sociales, tout le monde travaille. La participation de tous à la production des richesses favorise une nette diminution du temps de travail qui n'était plus que de six heures par jour et par personne. L'État s'y substitue au marché et assure par un système de planification et de redistribution des richesses d'après le mode du " à chacun selon ses besoins ". A partir du XIXe siècle, alors que la révolution industrielle contribue à démultiplier la force productive des individus, les utopistes - Jean Charles Léonard Simon de Sismondi, Karl Marx et Friedrich Engels, Pierre-Joseph Proudhon, Charles Fourier, Jean-Baptiste André Godin et Paul Lafargue - prédisent une société nouvelle reposant sur l'abondance de biens et où le travail (contraint) ne constituerait qu'une infime part de l'existence des individus. L'idée fondamentale qui unit ces différents penseurs réside dans les espoirs qu'ils placent dans le progrès technique. Un jour, les machines se substitueront aux hommes. Ce seront-elles qui peineront à leur place. Mais, pour que le temps libre soit synonyme de loisirs et non de chômage, il convient d'opter pour un autre modèle social et politique. L'économie sociale et solidaire (ESS) peut-elle alors être considérée comme un espace spécifique de reconfiguration du salariat ou tout du moins du rapport salarial dominant ? Dans quelle mesure ces représentations peuvent-elles insuffler un autre modèle de société, un nouveau contrat social ? L'objectif de cette contribution est de montrer à partir des travaux de quelques auteurs utopistes clés quels ont été les projets de transformations sociales, et quelle était pour eux la place que devait tenir le travail, en nombre d'heures, mais aussi de répartition des tâches entre les individus d'une manière générale. Les enseignements que l'on pourrait en tirer aujourd'hui dans un contexte de remise en cause de la loi sur les 35 heures. En revenant sur les analyses de ces auteurs pionniers, quelles idées utiles à la réflexion au regard de la situation contemporaine peut-on en prélever ?

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    Date of creation: 15 Jun 2011
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    Publication status: Published - Presented, L'économie sociale et solidaire et le travail, XIèmes Rencontres du RIUESS Poitiers / 15-17 juin 2011, 2011, Poitiers, France
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    1. Abdourahmane Ndiaye, 2011. "Introduction. Économie sociale et solidaire : animation et dynamiques des territoires," Post-Print halshs-00596745, HAL.
    2. Lucien Gillard, 2011. "Sismondi et la question du progrès," Revue économique, Presses de Sciences-Po, vol. 62(2), pages 163-185.
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