(VF)Les « meilleures pratiques » de gouvernance font l’objet de plusieurs rapports officiels (rapports Viénot I, Viénot II et Bouton). Au-delà du discours tenu par les instances patronales qui en font la promotion, ces pratiques rentrent-elles dans les mœurs ? C’est-à-dire, les entreprises s’approprient-elles le discours des codes de gouvernance ? Nous tentons dans le présent article d’apporter un début de réponse à cette question pour le cas de la France. Pour ce faire, nous proposons de décrire la dynamique d’adoption déclarée des «meilleures pratiques» de gouvernance par les entreprises françaises cotées. À défaut de vérifier les pratiques effectives des entreprises, une telle étude des déclarations permet d’apprécier la légitimité du discours sur la gouvernance, au-delà du cercle de ses premiers promoteurs. L’analyse des déclarations des entreprises françaises cotées montre que le nombre d’entreprises déclarant se conformer aux standards promus par les codes de gouvernance augmente de façon constante et couvre désormais la grande majorité des entreprises cotées. Le discours sur les «meilleures pratiques» de gouvernance a aujourd’hui atteint une légitimité telle que, même des entreprises au capital relativement verrouillé qui subissent peu la pression des investisseurs institutionnels anglo-saxons se sentent désormais obligées de se déclarer conformes aux standards des codes de bonne conduite. Ceci semble indiquer un certain mimétisme dans l’adoption du discours standard sur la gouvernance qui, pourtant, n’est pas le seul possible, mais a initialement été développé en référence à un type d’entreprise bien particulier. (VA) Corporate governance “best practices” have been codified in several official reports (Viénot I, Viénot II and Bouton). But do they receive any attention from actors beyond the circle of their initial promoters? Do firms actually adopt the discourse? The present paper tries to answer this question for the case of France through an analysis of the annual declarations of listed companies concerning their governance practices. This analysis reveals the fact that the dominant discourse on corporate governance “best practice” has attained a degree of legitimacy such that even companies with a rather concentrated control structure feel compelled to state their conformity with the governance standards. This likely indicates a certain extent of mimetic behavior with respect to financial communication.
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Paper provided by Université de Bourgogne - LEG/Fargo (Research center in Finance,organizational ARchitecture and GOvernance) in its series Working Papers FARGO with number
1080602.
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Shleifer, Andrei & Vishny, Robert W, 1997.
" A Survey of Corporate Governance,"
Journal of Finance,
American Finance Association, vol. 52(2), pages 737-83, June.
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