La gouvernance, définie comme l’ensemble des mécanismes qui délimitent l’espace discrétionnaire du dirigeant, est désormais reconnue comme un aspect important dans la vie d’une entreprise. Cette reconnaissance s’est traduite, depuis environ une décennie, par des initiatives multiples visant à établir et à expliciter les « meilleures pratiques » en la matière. Elles émanent d’acteurs divers, qu’il s’agisse d’investisseurs institutionnels, d’ organismes internationaux, gouvernementaux ou de représentants du monde des entreprises elles-mêmes. Ces initiatives ont débouché sur un ensemble de codes de gouvernance (CG) dont l’application est volontaire et qui contiennent des recommandations se voulant comme un «idéal» à atteindre. Lorsque des idées sur la gouvernance sont ainsi promues à grande échelle et que la conviction se répand qu’il s’agit d’un standard universel, un examen critique de leurs présupposés théoriques s’avère souvent salutaire pour éviter de s’enfermer dans une perspective étroite. L’objectif de la présente contribution est précisément d’alimenter un tel examen critique, en révélant la nature très partielle du modèle de création de valeur de référence.
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Publisher Info
Paper provided by Université de Bourgogne - Latec/Fargo (Research center in Finance,organizational ARchitecture and GOvernance) in its series Working Papers FARGO with number
1040401.