La contribution Delalande, taxe sur les licenciements de travailleurs âgés, est une spécificité controversée de la protection de l’emploi en France. Un modèle d’appariement avec création et destruction endogènes d’emplois permet de clarifier et de quantifier les effets contradictoires du dispositif dans sa version initiale de 1987. Le modèle prédit une réduction du taux de chômage moyen des plus de 50 ans. Même si le chômage augmente pour les travailleurs de 50 à 54 ans, non protégés par la contribution, cet effet est plus que compensé par la forte baisse du chômage après 55 ans. Cette baisse marquée du chômage s’explique par l’adéquation de la mesure avec son public spécifique : (i) les actifs de plus de 55 ans sont majoritairement en emploi, c’est-à-dire en position d’insiders qui bénéficient directement de l’effet de rétention lié à la taxe et (ii) les faibles taux de transition entre emploi et chômage aux âges élevés limitent l’effet négatif de l’anticipation des coûts de licenciement futurs. Un trait original de la contribution Delalande s’avère avoir un impact secondaire. L’affectation du produit de la taxe au financement de l’assurance chômage réduit légèrement le coût du travail et fait faiblement baisser le chômage. Cet effet serait plus important si l’abaissement des charges était concentré sur les travailleurs âgés ; il resterait néanmoins de second ordre.
Download Info
To download:
If you experience problems downloading a file, check if you have the
proper application to
view it first. Information about this may be contained
in the File-Format links below. In case of further problems read
the IDEAS help
page. Note that these files are not on the IDEAS
site. Please be patient as the files may be large.
Publisher Info
Paper provided by Laboratoire d'Economie Appliquee, INRA in its series Research Unit Working Papers with number
0603.