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Pétrole: marée noire sur la croissance?

Listed author(s):
  • Elena Stancanelli

    (Théorie économique, modélisation et applications (THEMA))

  • Valérie Chauvin

    (Centre de recherche de la Banque de France)

  • Guillaume Chevillon

    (Centre de Recherche en Économie et Statistique (CREST))

  • Odile Chagny

    (Centre Etudes & Prospective)

  • Hélène Baudchon

    (BNP Paribas)

  • Gaël Dupont
  • Catherine Mathieu

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Christine Rifflart

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Danielle Schweisguth

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Hervé Péléraux

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Mathieu Plane

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Xavier Timbeau

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Eric Heyer

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Matthieu Lemoine

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Paola Veroni

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

  • Amel Falah
  • Sabine Le Bayon

    (Observatoire français des conjonctures économiques)

En pleine croissance, l’économie mondiale doit faire face à une flambée des prix du pétrole depuis plusieurs mois. Sur un an, les prix ont augmenté de 50 %, à 42,2 dollars le baril au troisième trimestre, et il est difficile de dire aujourd’hui jusqu’où cette envolée peut aller. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : choc inattendu de la demande, fortes tensions sur les capacités productives et multiplicité des sources de perturbations, avérées ou potentielles, de la production. Cette hausse se traduit par un transfert de richesse des pays importateurs nets vers les pays exportateurs nets de pétrole, qui avoisinerait quelques 100 milliards de dollars en 2004 (soit 0,3 % du PIB de l’OCDE) et dont l’impact sur l’économie mondiale est globalement récessif. Dans les pays importateurs nets, l’inflation s’accélère et les revenus des agents diminuent. En 2004, les ménages américains et européens devraient perdre respectivement 0,5 et 0,3 point de pouvoir d’achat de leur revenu et donc freiner leur consommation. À l’horizon 2005, compte tenu de notre prévision de prix du pétrole (détente vers 33 dollars le baril de Brent fin 2005), la croissance de la zone euro serait amputée de 0,4 point de croissance. L’impact reste limité car circonscrit, la forte crédibilité des autorités monétaires à respecter leurs objectifs d’inflation suffisant à éviter la mise en place d’une spirale prix-salaires. Mi-octobre, les prix dépassaient 50 dollars le baril. Dans l’hypothèse où ils restent à ce niveau en 2005, l’impact serait alors un peu plus violent et amputerait dès la première année la croissance des pays développés de quelques dixièmes de points supplémentaires. En cas de resserrement monétaire, l’impact serait d’environ – 0,6 point de PIB. La zone euro serait autant, voire légèrement plus affectée que les États-Unis ou le Japon. Pourtant, certaines caractéristiques structurelles jouent en sa faveur : malgré une dépendance du PIB aux importations nettes de pétrole légèrement plus élevée qu’aux États-Unis, l’intensité pétrolière y est 30 % plus faible. Les pays en développement et en transition importateurs nets de pétrole seraient néanmoins les plus affectés, un choc pétrole pouvant faire réapparaître des déséquilibres sous-jacents : solvabilité insuffisante, suraccumulation, secteur bancaire fragile... À l’inverse, les pays exportateurs de pétrole utiliseraient leurs pétrodollars pour accroître leurs dépenses et stimuler leurs importations. Une partie serait recyclée sur les marchés financiers internationaux.

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Date of creation: Oct 2004
Publication status: Published in Revue de l'OFCE, 2004, pp.203-215
Handle: RePEc:spo:wpmain:info:hdl:2441/2441
Contact details of provider: Web page: http://www.sciencespo.fr/

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