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- Alexandre Gazaniol
(LEDa - Laboratoire d'Economie de Dauphine - IRD - Institut de Recherche pour le Développement - Université Paris Dauphine-PSL - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, DIAL - Développement, institutions et analyses de long terme)
- Frédéric Peltrault
(LEDa - Laboratoire d'Economie de Dauphine - IRD - Institut de Recherche pour le Développement - Université Paris Dauphine-PSL - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, DIAL - Développement, institutions et analyses de long terme)
- Jean-Marc Siroën
(LEDa - Laboratoire d'Economie de Dauphine - IRD - Institut de Recherche pour le Développement - Université Paris Dauphine-PSL - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, DIAL - Développement, institutions et analyses de long terme)
Abstract
Cet article évalue les performances des firmes multinationales dans l'industrie manufacturière française, et les compare à celles des entreprises uniquement exportatrices et domestiques. Les primes à l'implantation s'avèrent très significatives et dépassent largement les primes à l'exportation, indépendamment de la taille, de la conjoncture et du secteur d'activité. Cette hiérarchie se vérifie en tous points de la distribution conditionnelle de chaque variable par une régression quantile. Par ailleurs, les primes à l'implantation s'accroissent avec le nombre de filiales à l'étranger et sont plus marquées pour les filiales de groupe (en particulier étranger). Les meilleures performances des entreprises implantées à l'étranger s'expliquent en partie par un effet de sélection : investir à l'étranger s'accompagne de coûts fixes importants et nécessite un niveau de productivité relativement élevé. Toutefois, les firmes qui s'implantent pour la première fois à l'étranger, les primo-investisseurs, connaissent également une croissance significative de leurs ventes, de leur valeur ajoutée, de leurs effectifs et de leurs exportations ex post. L'implantation à l'étranger récompense ainsi les meilleures entreprises, qui consolident leur avantage par rapport aux autres firmes. Ce constat semble particulièrement vrai pour les filiales de groupes, qui se caractérisent à la fois par un effet de sélection et des effets d'apprentissage accrus.
Suggested Citation
Alexandre Gazaniol & Frédéric Peltrault & Jean-Marc Siroën, 2010.
"Les performances des entreprises françaises implantées à l'étranger,"
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hal-05630925, HAL.
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RePEc:hal:journl:hal-05630925
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