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- Mohamed Makraz
(UMR MoISA - Montpellier Interdisciplinary center on Sustainable Agri-food systems (Social and nutritional sciences) - Cirad - Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement - IRD - Institut de Recherche pour le Développement - CIHEAM-IAMM - Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes - Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier - CIHEAM - Centre International de Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes - INRAE - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement - Institut Agro Montpellier - Institut Agro - Institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement)
- Louis-Antoine Saïsset
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- Leïla Temri
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- Iciar Pavez
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Abstract
La filière vin française se caractérise par le rôle prépondérant des 450 coopératives vinicoles qui produisent 40 % des vins et emploient près de 17 000 salariés (Noël, 2023). Les coopératives, en tant qu'organismes hybrides de l'économie sociale et solidaire (ESS), sont à la fois obligées d'être compétitives, en tant qu'entreprises positionnées sur un marché, et de satisfaire leurs membres pour qui elles existent (Malo & Vézina, 2004). Cette dualité se traduit par un mode de gouvernance spécifique et par leur contribution à une croissance économique durable (Clark, 2002; Gouët & Van Paassen, 2012). Les coopératives sont confrontées à de nombreux défis dans la filière vin, dont la baisse de la consommation de 38% au cours des 25 dernières années (OIV, 2023), les consommateurs privilégiant désormais des produits plus sains et respectueux de l'environnement. De plus, le changement climatique, caractérisé par la sécheresse, le réchauffement climatique et des phénomènes climatiques extrêmes (canicules, fortes pluies, gelées, etc.), engendre des effets perturbateurs : dates de récolte de plus en plus précoces, pertes de rendements, recrudescence de maladies de la vigne (mildiou, oïdium). Pour s'adapter à ces défis, plusieurs leviers sont envisageables : développement de pratiques agroécologiques, (Touzard & Ollat, 2021), ciblage de l'emploi de pesticides et réduction des doses (Touzard et al., 2015), adoption de nouveaux cépages plus adaptés et résistants aux maladies cryptogamiques (De La Fuente Lloreda, 2018). L'innovation variétale est donc une solution d'avenir pour les coopératives. Mais, ses déterminants sont encore très peu étudiés (Dogru & Peyrefitte, 2022). Aussi, nous nous posons les questions suivantes : les coopératives vinicoles sont-elles prêtes à adopter de nouvelles variétés, alors même que le secteur viti-vinicole est souvent très traditionnel (AOC, AOP) et que ces variétés sont moins connues (les IGP privilégient la notion de cépage) ? Quels sont les facteurs les plus importants dans leur adoption et les processus qui sous-tendent cette adoption ? Notre objectif est donc d'identifier les déterminants de l'adoption de l'innovation variétale dans les coopératives vinicoles et leurs unions, ainsi que leur degré de variabilité. Notre cadre théorique intègre le modèle technologie-organisation-environnement (TOE) de Tornatzky & Fleischer (1990), ainsi que la théorie des parties prenantes de Freeman (1984). Ce choix repose sur l'accent mis sur les facteurs organisationnels, puisqu'il s'agit d'étudier les coopératives plutôt que les viticulteurs individuellement. Le modèle TOE est couramment utilisé pour évaluer la préparation d'une organisation à adopter de nouvelles technologies, identifier les freins et facilitateurs dans ce processus, et aider les dirigeants à élaborer des stratégies d'intégration efficaces. Parallèlement, la théorie des parties prenantes permet d'analyser les relations entre la coopérative et ses parties prenantes internes (adhérents, salariés) et externes (environnement, selon le modèle TOE). Cette complémentarité entre les deux modèles n'est pas nouvelle. Au contraire, elle constitue l'un des atouts du modèle TOE, comme le soulignent Al Hadwer et al. (2021). Aussi, le modèle TOE a fait l'objet de nombreuses études sur l'adoption de technologies (ou innovations) dans des organisations issues de divers secteurs (Hung et al., 2010; Pan & Jang, 2008; Teo et al., 2009). Nous avons réalisé 33 entretiens semi-directifs de 2 heures en moyenne, menés auprès de responsables de caves coopératives et leurs unions, dans le cadre du projet INNOGOUV financé par l'Agence Nationale de la Recherche. Ces entretiens ont constitué la base de notre recueil de données. La retranscription des entretiens a été effectuée à l'aide du logiciel SONIX, suivie d'une correction manuelle. Nous avons réalisé une analyse thématique de ces données qualitatives grâce au logiciel NVIVO. Il s'agit d'une méthode courante pour ce type de données (Bryman, 2012). Nous avons identifié sept principaux déterminants influençant le niveau d'adoption de l'innovation variétale. Ils se classent en trois catégories selon leur position organisationnelle par rapport à la coopérative. En interne, nous retrouvons le mode de gouvernance (structures et processus internes à la coopérative) et la capacité d'absorption, En externe, les déterminants incluent le cadre réglementaire et institutionnel, le soutien public et le marché. La gouvernance externe (relations avec les parties prenantes) est considérée comme un déterminant intermédiaire. Sur cette base, nous distinguons deux types de coopératives : les pionnières (gouvernance plus centralisée, mais aussi plus partenariale avec les organismes de recherche, forte capacité d'absorption) et les suiveuses (gouvernance moins centralisée, moins collaborative avec les organismes de recherche et une faible capacité d'absorption).
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