Aiyagari et McGrattan (1998) ont établi un modèle dans lequel la dette publique nette optimale, en état stationnaire, est positive. Ce résultat découle d’une forme particulière d’inachèvement des marchés financiers : à savoir que les ménages ne peuvent souscrire de l’assurance contre les périodes prolongées de faible revenu. Dans ce document, nous élargissons le modèle Aiyagari-McGrattan de manière à préserver l’inachèvement des marchés financiers, mais à invalider le résultat selon lequel la dette publique nette optimale est positive. En particulier, nous démontrons que Aiyagari et McGrattan supposent implicitement que la dette publique évince le gaspillage public, ce qui offre une autre voie permettant à la dette nette d’assurer des prestations sociales. Nous démontrons que lorsque cette voie est bloquée, la dette nette positive n’est plus optimale. Nous assouplissons aussi l’hypothèse voulant que l’économie soit fermée, et démontrons que, dans une économie ouverte, l’« assurance » offerte par la dette publique nette est diluée du fait que les étrangers détiendront une certaine partie de cette dette. Dans notre économie ouverte, la dette nette positive n’est plus optimale encore une fois.">
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Aiyagari et McGrattan (1998) ont établi un modèle dans lequel la dette publique nette optimale, en état stationnaire, est positive. Ce résultat découle d’une forme particulière d’inachèvement des marchés financiers : à savoir que les ménages ne peuvent souscrire de l’assurance contre les périodes prolongées de faible revenu. Dans ce document, nous élargissons le modèle Aiyagari-McGrattan de manière à préserver l’inachèvement des marchés financiers, mais à invalider le résultat selon lequel la dette publique nette optimale est positive. En particulier, nous démontrons que Aiyagari et McGrattan supposent implicitement que la dette publique évince le gaspillage public, ce qui offre une autre voie permettant à la dette nette d’assurer des prestations sociales. Nous démontrons que lorsque cette voie est bloquée, la dette nette positive n’est plus optimale. Nous assouplissons aussi l’hypothèse voulant que l’économie soit fermée, et démontrons que, dans une économie ouverte, l’« assurance » offerte par la dette publique nette est diluée du fait que les étrangers détiendront une certaine partie de cette dette. Dans notre économie ouverte, la dette nette positive n’est plus optimale encore une fois.
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